 |
L'Expérience est
notre témoin n°1
 |
ABCrime possède 20 ans de
pratique en murder party |
 |
|  | |
Les murder parties, apparues dans les années 20, se sont rapidement développées dans les pays anglo-saxons, où elles sont aujourd'hui un divertissement très recherché, car parfaitement adapté à l'esprit club de cette culture qui vit naître parmi tant de maîtres du crime, Arthur Conan Doyle et Agatha Christie. En France, paradoxalement terre de polar, les murder parties prennent véritablement leur essor seulement maintenant, sans doute pour répondre à un besoin de convivialité authentique. Internet a ouvert grand les portes d'un univers que nous devinons à peine, mais chez ABCrime, nous sommes convaincus que rien ne peut égaler des rencontres réelles, même quand il s'agit de réalité virtuelle.
|
|
En 1931, bien avant que Agatha Christie n'écrivît
"Poirot Joue le Jeu", l'académicien français
Henri Bordeaux fut le premier auteur à parler
de Murder Party, en rendant hommage à Lady
Mendl qui fut la première à introduire les
murder parties en France
|
|
 |
|
 |
Bref historique de la murder party en France |
 |
|
 |
Au
XVIIème siècle, la marquise de Sévigné
organisait des soirées-mystères au cours
desquelles ses invités tentaient de résoudre
l'énigme qu'elle leur soumettait. Il fallut
attendre les années 1920, pour qu'apparaissent
aux Etats-Unis, dans la veine du roman
policier en plein essor, des murder-parties,
il est vrai assez sommaires. Au cours d'un
dîner, les convives étaient subitement plongés
dans le noir, et lorsque la lumière était
rallumée, ils découvraient qu'un meurtre
fictif venait de se produire "sous leurs
yeux". Le mot intriguant Murder-Party (Partie
de Meurtre) est vraisemblablement une allusion
à Hunting-Party (Partie de Chasse). La célèbre
et excentrique décoratrice d'intérieur Elsie
De Wolfe, qui devint par la suite Lady Mendl,
introduisit en 1930 ce concept en France.
L'académicien Henry Bordeaux lui dédia son
livre écrit en 1931, "Murder-Party, ou celle
qui n'était pas invitée". La murder-party
était alors un divertissement raffiné, mais
gardait son caractère futile. |
 |
|
La
Guerre fit oublier ces divertissements frivoles,
et ce n'est qu'au début des années 60 que
certains hôtels luxueux de la côte sud de
l'Angleterre firent revivre la murder-party en
s'inspirant des romans d'Agatha Christie. Dans
une atmosphère très british, ils proposaient des
week-ends policiers au cours desquels leurs
clients fortunés jouaient au détective amateur
sans toutefois vraiment s'impliquer dans un
rôle. En 1974, Gary Gygax inventa un jeu de
rôle, en s'inspirant à la fois du "Seigneur des
Anneaux" de Tolkien pour l'univers, et de Jacob
Lévy Moreno, un médecin qui introduisit dès 1917
le jeu de rôle, et notamment le fameux
psychodrame, comme méthode scientifique de
psychologie. Le jeu de rôle à des fins
divertissantes pris son essor, et le fameux
"Donjons & Dragons" fut introduit en France en
1980. Dans cette dynamique apparut en 1986 la
première "Murder-Party" en boîte de jeu (édité
par Schmidt), puis "Crime Party" en 1987 édité
par Solar. En 1993, peut-être pour policer le
mot un peut trop dérangeant de "Murder-Party",
lança le fameux terme de "Soirée Enquête" pour
un produit qui était bien en réalité une
Murder-Party. En 1995, les jeux Spear
retournèrent aux sources en utilisant le terme
de "Soirée de Meurtre", et après les déboires de
SPSR, les éditions Asmodées réutilisèrent le mot
"Soirée Enquête". En conséquence, aujourd'hui
les deux expressions "Murder Party" et "Soirée
Enquête" sont utilisées alternativement pour
désigner des concepts très proches. Certains
exégètes en font bien un débat taxinomique, mais
au fond, cela reflète la diversité culturelle du
pays aux 246 variétés de fromages. Sentant le
danger, les anglo-saxons ont pratiquement
abandonné le mot "murder party", et préfère le
terme plus générique de "murder mystery dinner"
que l'on pourrait traduire par "soirée mystère",
ce qu'aurait apprécié la marquise de Sévigné !
|
|